|
La vulgarisation du contraceptif féminin cette semaine, au Sénégal, a connu un franc succès. Son utilisation a été caractérisée par des hauts et des bas du fait d’une communication déficitaire, malgré une offre exceptionnelle. Son rôle est de favoriser une meilleure protection de la santé de la mère et de l’enfant, en réduisant la mortalité maternelle et infantile au Sénégal. La femme qui prend le produit ne contractera pas de grossesse durant 3 mois Personne ne pourra réfuter l’aspect protection de ce produit sur nos mères et sœurs. Cependant, ce qui nous inquiète un peu : c’est la féminisation du VIH/SIDA dans notre pays. 2 femmes sur 1 homme ont le virus avait décrié la première Dame, Madame Viviane WADE. Malgré le caractère restrictif de sa prescription « la femme ou la fille ne pourra se procurer du contraceptif injectable que sous ordonnance, et seul le médecin, l’infirmier ou la sage femme sont habilités à le lui administrer », nous attirons l’attention du Ministère de la santé sur d’éventuels débordements. En effet, si nous nous basons sur la corruption notée, ça et là, à travers le pays, nous sommes tentés d’être un peu sceptique quant au respect des directives par le personnel de la santé. Si le certificat médical, un papier à caractère juridique important, est donné légèrement moyennant une somme dérisoire et dès fois sans fondement médical, on peut penser pareil pour l’administration de ce contraceptif injectable. L’autre appréhension que nous avons de ce produit, sans subjectivité, est la conséquence qu’il peut induire dans le milieu de la prostitution organisée ou pas. En effet, par rapport au VIH, nous devons être encore plus regardant face à la situation des femmes. Dans leur tête, elles pourront se dire que sans risque de grossesse, les rapports non protégés seront autorisés ou meilleurs. Elles risquent de baisser la garde et de favoriser, inéluctablement, une croissance du taux de prévalence féminin. Mon humble avis est de communiquer, encore communiquer et toujours communiquer sur les impacts du contraceptif injectable, sur les risques de propension de la pandémie du Sida, du fait d’une inadvertance des femmes qui risquent de se focaliser plus sur le facteur « pas de grossesse durant 3 mois ». Un homme avertit en vaut deux disait l’adage. N’est ce pas !
|